Publications scientifiques et rapports vulgarisés

Résumé de l’article

En se basant sur les données de Cause Commune, le présent article propose un cadre psychosocial de la vulnérabilité sociale à deux niveaux. Ce cadre prend d’une part en considération l’impact des ressources socio-économiques et du capital social cognitif sur la santé et d’autre part si l’impact de ces dernières seraient médiatisées favorablement par l’efficacité collective ou défavorablement par la solitude. Un total de 1401 personnes (53,6% de femmes ; âge moyen = 48,7, écart-type = 18,1) ont participé à cette étude. Les modèles d’équations structurelles montrent que les facteurs psychosociaux sont liés à la fois aux déterminants sociaux et à la santé et qu’ils médiatisaient partiellement leur interrelation. Notre modèle a montré un ajustement adéquat aux données (χ2= 1,377.56, df = 341, p = .000, CFI = .93, RMSEA = .05, SRMR = .05).

Les résultats soulignent le rôle des facteurs psychosociaux-relationnels dans les processus de vulnérabilité sociale et seraient d’un intérêt certain pour les chercheurs travaillant sur la vulnérabilité sociale au sein des communautés.

  • Anex, E., Plattet, A., Chevallay Piguet, M, & Spini, D. (2022). Co-construction des pratiques – terrain et recherche – par la recherche-action : l’exemple de Cause Commune. In Chimienti, M.,Cretton, V., Maggiori, Ch., Maeder, P., Probst I., & Stéphane Rullac (Éds.), Innovation et intervention sociales: impacts, méthodes et mises en œuvre dans les domaines de la santé et de l’action sociale.(pp. 44–55). Zurich : Seismo. A paraître.
Résumé de l’article

Cet article expose la démarche collaborative entre des chercheur·e·s et des professionnel·le·s de terrain initiée dans le programme Cause Commune. Il permet de montrer comment l’action recherche participative oblige à questionner les pratiques et les méthodes tant de l’action sociale et de l’université. L’article met en exergue le potentiel d’innovation induite par cette méthodologie qui implique un décloisonnement des pratiques, une re-définission des rôles de chacun·e et surtout la mise en place d’interfaces ou d’interstices dans lesquelles la collaboration se joue. Le premier axe montre comment concevoir la recherche comme un véritable outil servant à la santé sociale et comment le terrain doit repenser ses pratiques managériales sous l’influence d’un projet participatif. Le deuxième axe se centre sur le décloisonnement inhérent aux pratiques de la recherche action. Il est question de présenter l’agencement des rouages entre les différents partenaires et de revenir sur les enjeux relatifs aux rôles tenus par chacun·e. Le dernier axe, se présente comme une synthèse visant à formaliser la notion d’interface ou d’interstice comme étant un produit nécessaire à la collaboration inter-acteur permettant l’innovation sociale.

Cet article met en avant un développement possible des politiques publiques cherchant au mieux à intégrer l’expertise de tous les acteurs d’une société.

Résumé de l’article

En se basant sur les données de Cause Commune, le présent article propose d’examiner dans quelle mesure les identités sociales intersectionnelles, comme le fait d’être à la fois migrant et homme, se combinent et affectent le sentiment de solitude.

Les auteurs ont constaté que le risque de solitude différait considérablement entre les groupes de personnes selon leurs identités sociales intersectionnelles. En considérant à la fois l’âge, la nationalité et l’éducation, les données ont révélé que les hommes plus âgés, issus d’un parcours migratoire et n’ayant reçu qu’une éducation primaire étaient les plus exposés au risque de solitude. A l’inverse, les femmes plus jeunes sans parcours migratoire et ayant reçu une éducation tertiaire étaient les moins exposées au risque de solitude.

Ces résultats suggèrent que l’intervention sociale dans la commune de Chavannes augmenteraient en efficacité en considérant ces variations face aux risques en termes d’inclusion sociale et de santé.

Résumé de l’article

Ce rapport détaille les résultats de la première vague de l’enquête longitudinale accompagnant le projet Cause Commune, une démarche d’action recherche participative et locale, réalisée sur la commune de Chavannes-près-Renens. L’hypothèse principale de cette démarche est qu’une amélioration de la qualité sociale, soit de la cohésion sociale de l’intégration sociale et du pouvoir d’agir, dans les quartiers, par le biais de projets et d’activités co-construits avec les habitant·e·s, amènerait une plus forte identification au quartier et à la commune, ainsi que des effets positifs sur la santé psychique et physique des habitant·e·s.

Cette première enquête présent les résultats descriptifs liés au projet. Elle présente un premier bilan encourageant sur les diverses dimensions mesurées de la qualité sociale et de la santé ; elle permet aux habitant·e·s et acteurs de la commune d’avoir une base d’informations pour suivre l’état et l’évolution de dites dimensions. L’enquête démontre l’existence de liens entre la qualité sociale et l’identification et la santé mettant ainsi en exergue le potentiel des effets de l’action de cohésion sociale dans les quartiers.

Résumé de l’article

Ce rapport présente les bases théoriques, les objectifs et les principes qui ont servi au démarrage du projet Cause Commune, un programme communal d’action-recherche sociale participative, ayant également des visées de santé publique. Il s’agit ici d’une version intégrée de différents documents rédigés entre 2017 et 2018 qui ont servi de requête aux financements du projet. Le premier terrain pour cette méthode innovante est la commune de Chavannes-près-Renens. Dans ce document nous décrivons, notamment sur la base du paradigme de la qualité sociale (basée sur les principes de sécurité matérielle, cohésion sociale, intégration sociale et pouvoir d’agir), une méthodologie par quartiers et tournée vers les différents publics d’âge dans leur spécificité, mais également dans une logique intergénérationnelle. La méthode exposée propose différentes plateformes où savoirs et pratiques sont échangés en vue d’améliorer la qualité sociale dans les quartiers et plus généralement dans la commune. Elle articule également, habitants, associations et acteurs collectifs, les services de la commune et les institutions à différents niveaux (communal, cantonal…). L’évaluation du programme, ainsi que la recherche qui est menée, sont basés principalement sur une étude longitudinale par questionnaire.